dans la presse

ZONE 02 - 05/2008
Tchop Tchop, c'est le nom de la nouvelle enseigne où je vais immanquablement faire un bond quand j'aurai envie de cuisine de filles. C'est quoi la cuisine de filles? Et bien, c'est celle de tous ces cordons bleus, douées comme pas deux, qui ont ouverts des néo-snacks (parce que quand on a des enfants, on n'a pas envie de travailler selon des horaires de restaurant et que la formule je ferme à 5h et le week end' sied bien à toutes celles qui ont envie d'avoir une vie). Mais encore, c'est toutes ces nanas qui n'ont pas fait l'école d'hôtellerie et ne savent souvent ni faire un beurre blanc, ni un fond. Hallelujah! Vive cette cuisine qui privilégie les légumes et légumineuses, les herbes et les épices. Cette cuisine toute en fraîcheur qui, n'ayant pas poussé au gré des bases et règles contraignantes de la gastronomie française, a abordé sans complexes les nouvelles saveurs du monde, qui a tout naturellement emprunté des ingrédients exotiques ou issus de la macrobiotique, se faisant dès lors pionnière du nouveau manger contemporain: kikèki nous a, il y a dix ans déjà, fait manger des taboulés de quinoa, des boulettes aux raisins et à la cannelle, du panais rôti au four et aux herbes? C'est certainement pas les chefs! Ce sont ces wonder gourmet women qui trouvaient qu'il y avait mieux à faire à midi que de s'esquinter les gencives sur des pistolets, les papilles sur du poulet andalouse et l'estomac sur des champignons à la grecque.
Parmi nos héroïnes dont certaines furent de vraies pionnières, il y a Mary (l'Irlandaise de Fresh Compagny), Capucine (qui nous régalait rue Simonis), Laurence (désormais installée à la Crèmerie de Linkebeek), Line (la créatrice d'Un Peu Beaucoup à suivre sur www.toquetoc.be), Magali (chez qui on lunche volontiers rue du Page) et, pour revenir au personnage principal de cet article, Tchop bien sûr qui au milieu des années '90 nous attendait déjà chaque jour derrière le comptoir bigarré de Oui-Oui.
Poussant son concept d'assiette à composer au gré d'un bel assortiment de créations du jour, notre Tchop a ensuite imaginé le bien nommé EAT (Enfin A Table), avant de disparaître pour revenir il y a un bouquet de semaines chez Tchop Tchop. Installée avenue Lepoutre (et qui dit Louis, dit maison de maître et hauts plafonds), la belle métisse aux allures de garçonne réitère son indécrottable manie: afficher chaque jour un large casting de salades et crudités composées, de légumes cuisinés, de céréales délicatement assorties, de potages de saison, de tranches de pain de viande ou de boulettes maison, à primer en version petite (11€) ou grande faim (14€). Evidemment, c'est bon, c'est frais et c'est varié! Et puis, miracle, cette formule signe le retour en cuisine de Capucine (dont on se rappellera un carott cake d'anthologie). Alors à la question, les femmes en cuisine? En féministe convaincue, je dis: oh yeah!
GAEL BLOG - 04/2008
Je vous livre mon coup de coeur du moment en matière de lunch façon néo-cantine : Tchop Tchop.
Tchop Tchop, comme le son du couteau qui détaille et découpe (et des légumes il y en a à foison dans le comptoir de présentation des assiettes du jour).
Tchop, comme le nom de la maîtresse des lieux qui nous avaient déjà régalée dans sa précédente enseigne - Eat- néo-cantine ultra-prisée de la rue de l’Aqueduc.
Et, en cuisine, on retrouve Capucine, ex -traiteur de la rue Simonis qui a rendu nombre de ventres heureux en son temps.
Le principe de Tchop Tchop? Deux d'assiettes disponibles à 11 et 14 euros où l'on peut associer sans se priver une cuisine qui voyage et qui métisse en faisant la part belle au monde végétal.
Un régal !
En plus, l'espace est convivial, la déco soignée et on peut repartir avec des petits trésors d'épicerie fine (la maison propose, entre autre, des sels de grande qualité).
Courrez-y ...et donnez-moi des nouvelles !
DERNIERE HEURE - 03/2008
C'est la nouvelle adresse branchouille du moment. Branchée ? Parce qu'elle s'inspire des tendances londoniennes et que les précédentes adresses de la patronne nous ont rarement laissés indifférent (Oui-Oui, Eat).
On est pourtant loin, mais alors très loin, de la bonne digne cuisine française, de son ersatz local ou de la belle et copieuse pratique culinaire bruxelloise.
Non, chez Tchop Tchop, sur la très bourgeoise avenue Louis Lepoutre, partie ixelloise, on cultive l'art du sandwich à l'anglaise.
Mais sans - enfin presque - ces indigestes tomates séchées qui vous ratiboisent un palais plus rapidement qu'un bulldozer brésilien en pleine forêt amazonienne.
Chez Tchop Tchop, le sandwich s'engloutit donc à l'anglaise. Rapide, dans un décor somme toute très bruxellois. Mêlons le grand tableau de craie, les chaises brasserie et les tables cantine et l'élégant comptoir, nous sommes bien ici, à Bruxelles, et même à Ixelles...
Mieux encore, le mur de boutanches et autres produits du pseudo terroir donne à cette cantine anglo-saxonne un air d'épicerie fine, assurance visuelle sur la qualité des produits.
D'épicerie fine, il en est justement question du côté de la cuisine puisque la patronne est allée débaucher une certaine Capucine, qui a fait les beaux ventres des riverains du quartier Simonis.
Son credo, une assiette généreuse et Écolo se négociant entre 11 et 14 €, elle déglutit de légumes frais en tous genres.
TRIBUNE DE BRUXELLES - 02/2008
En guise de teaser, la semaine passée, on évoquait l’ouverture d’une nouvelle cantine du midi portant le nom de Tchop Tchop. L’adresse est de celles que l’on attendait au tournant.
Pourquoi ? Petit résumé des épisodes précédents pour ceux qui plantaient leur fourchette sous d’autres cieux. Le feuilleton a son personnage central : Tchop. Cette championne easy-going de l’extraversion a marqué les esprits bruxellois en deux temps – pour faire bref. Primo, en lançant Oui-Oui, un snack 100% fresh de l’avenue Brugmann. Secundo, en imaginant Eat, néo-cantine ultra-prisée de la rue de l’Aqueduc.
A travers ces deux adresses, Tchop a balancé un concept que l’on qualifiera de "BLT buffet" qui a fait mâcher le Tout-Bruxelles éclairé. Puis, presque du jour au lendemain, elle avait laissé tout ce petit monde orphelin en allant rouler sa bosse sous d’autres latitudes.
Déli londonien
Revenue à Bruxelles, elle s’est d’abord engagée dans un concept ambitieux du côté de Tour et Taxis. Une machine de guerre dans laquelle elle n’a jamais vraiment trouvé sa place. Du coup, elle avait promis juré d’occuper à nouveau le devant de la scène mais cette fois avec "son truc à elle". Chose promise, chose due. Tchop nous revient désormais plus investie que jamais. Rapide calcul, Tchop au carré, cela donne forcément : Tchop Tchop, une adresse nichée dans une ancienne épicerie fine de l’avenue Louis Lepoutre.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, elle a repris sa formule du début en l’upgradant. Désormais, derrière les assiettes, on trouve Capucine, ex-traiteur et épicière fine de la rue Simonis. Talentueuse, elle manie joliment le panais rôti, le concombre au wasabi, les poireaux à l’huile et au balsamique et tout ce que son imagination lui commande de dégainer au jour le jour. Cela s’affiche en assiettes disponibles à 11 ou 14 euros – plein de légumes garantis. Côté décor, on n’est pas en reste. Avec ses boiseries, ses carrelages et son joli comptoir, le lieu se découvre comme l’un de ces "Deli" londoniens, adresses mêlant épicerie fine et table inspirée sans chichi. Tchop Tchop envoie des ondes positives, c’est incontestable. Cerise – au marasquin – sur le gâteau : sur les beaux rayonnages, on trouve en plus de quoi se faire un petit plat du soir si l’on a la flemme de faire les courses ! Un choix doublé d’une mini-sélection de vins béton comme une boîte de pinard.